vendredi 14 janvier 2011

Poème du métro



La dorure de ta peau
La cambrure de mon dos
Ta main qui la caresse
Dans un moment de faiblesse

Innocents on batifolle
Et la réalité s'envole
Le désir est magique
Dieu que c'est féérique

J'ai voulu nos amours ardents
Je les ai eu trépidents
Mais le courage des mots
M'a toujours fait défaut

J'ai songé à des millions de choses
En particulier d'une histoire plus rose
Sans pour autant jamais le prétendre
Mais en rêvant de l'entendre

Je garde la dernière image que j'ai de toi
Avec ce que j'ai de plus précieux en moi
Certains disent que tout a une fin
J'espère que ce n'sera pas notre refrain

mercredi 3 novembre 2010

Dans les histoires d'amour il n'y a pas que de l'amour, parfois il n'y a même pas de "Je t'aime"


La scène aurait pu être romantique. Il aurait m'apercevoir marchant au loin et rester fixé, comme absorbé par ma silhouette. Figé par l'envie de découvrir mon visage éclairé par un soleil couchant, en le caressant de ses mains. Tout aurait pu disparaitre autour de nous la première fois que l'on s'est regardés. Mais rien de tout cela n'est arrivé. "Des sentiments mais pas de sentimentalité", c'était exactement ça. Tout le temps. Lorsque ce fameux soir où, comme dans un film à l'eau de rose que l'on regarde histoire de continuer à se raconter des contes de fées quand nos parents ont arrêté, il a encerclé mon corps dans ses bras pour ne pas que je prenne froid, j'ai senti dans mon coeur ce que je passais mon temps à fuir sans pour autant savoir ce que c'était. Cette sensation était douce. J'ai senti mon sang remonter jusqu'à mon coeur comme un ruisseau paisible de montagne. Plus tard, la sensation de ses lèvres enfin posées sur les miennes a plutôt été comparable à un affrontement entre eau et pierre faisant frémir tous mes sens. Lorsque la force de la nature se mêle à la passion, notre raison s'envole nous faisant oublier la chute d'eau quelques kilomètres plus loin. Ainsi lorsqu'elle arrive on se sent comme jetée dans le vide, le coeur serré, la peur au ventre, en se demandant où l'on va bien pouvoir atterir...et si l'on va y survivre. Tant bien que mal j'ai survécu, me battant à contre courant pour atteindre la rive semblant si paisible autour de moi. Dans ma tourmente j'ai tout donné, beaucoup perdu. Mon coeur explosant dans ma poitrine, je me suis retrouvée certe sauve mais pas pour autant saine agonisant sur l'herbe grasse de la berge. Je voulais remonter au ruisseau paisible pour de nouveau y plonger en essayant cette fois d'éviter la chute.J'ai  alors titubé, me heurtant à certaines mauvaises herbes me persuadant que j'avais pris le bon chemin. Exténuée parfois, réconfortée par des arbres aussi insignifiants les uns que les autres, je donnais toutes mes forces dans cette marche la transformant en lutte contre moi même jusqu'au jour où, inatentive, je suis tombée dans un ravin. J'ai fondu en larmes, construisant alors mon propre puit. Et dans cette eau nouvelle, j'ai compris que la nature nous mène là où l'on doit aller, il suffit juste d'accepter son destin. Le chemin qui semble le plus rapide n'est pas forcément le mieux, il faut laisser le temps accomplir ce qu'il a à accomplir et se laisser guider par nos pas, s'écouter et l'on saura où aller. Décider sans se connaître comme une aveugle téméraire ne mène nulle part.

jeudi 23 septembre 2010

Je n'ai pas saigné, non, la blessure était interne...



Ici à l'autre bout du monde, là où mon ciel est encore bleu alors que le tien est déjà parsemé d'étoiles, je pense à toi. Je pense à toutes ces choses que l'on ne s'est pas dites, et que l'on ne se dira peut-être jamais. Je pense à cette peur de te perdre, cette peur de ne pas être à la hauteur de ton coeur, cette peur, qui m'a suivie jusqu'ici. Grandir me fait peur, aimer encore plus. En t'aimant j'ai grandi, terrorrisée à en devenir folle par le futur. Folle...Folle de toi. Folie avant insoupçonnée, et même inimaginable. J'aimerais juste entendre de ta bouche ces trois mots qui réanimeraient mon coeur, endolorit par la crainte de ne jamais les entendre alors qu'il veut te les crier par passion. Trois mots. Trois petits mots qui changeraient ma vie. Et qu'adviendrait-ils s'ils ne sont jamais dits ? Mon coeur meurtrit continuera-t-il de les espérer jusqu'à en creuver, s'abreuvant de ceux de quelqu'un d'autre pour vivre ? Vivre pour les attendre ? Je n'ai pas fait ce choix. L'océan Atlantique ne me suffisait pas, je me suis dessinées des ailes pour m'envoler loin de tout ça, poussée par la force de l'espoir. L'espoir qu'un jour tout changera, l'espoir d'aimer à nouveau avec un coeur amnésique.


mercredi 22 septembre 2010

L'aimer de loin

J'suis partie, j'ai fuis, tout quitter. J'suis partie loin, là où très peu auront le courage de venir me chercher si je décide de ne plus rentrer. Partie pour voir ma vie, mon passé comme avec un autre regard. Tourner les pages qui ont été salies de larmes, arrachées celles qui ont blessé mon coeur et avancer. Avancer sans plus me retourner, juste regarder à mes côtés qui a continué d'avancer avec moi, et qui a préféré ne pas me suivre. Et ne plus pleurer sur ceux que j'ai laissé derrière moi, après tout cela n'aura pas été mon choix mais le leur. Des ailes pour représenter l'ange que je veux être pour ceux qui continueront toujours de me suivre et de m'aimer, des ailes pour représenter cette page qui se tourne, des ailes d'ange pour symboliser cet envol, ce changement. Je rêve de nous, j'espère que tu vas me suivre et que l'on pourra enfin vivre cet amour au grand jour comme je l'aurais si longtemps attendu. J'ai arraché cette épine que j'avais dans le coeur et qui me faisait si mal pour me sentir de nouveau vivre. Je n'ai pas encore toutes les réponses, j'apprend encore à voler.


Si tu es là, je serais là. A jamais tienne.

vendredi 30 avril 2010



J’aurais aimé avoir 20 ans dans les années 50, rencontrer un jeune homme qui m’aurait fait la cour sur des chanson d’époque. Me prendre la main et danser, comme seul au monde dans un bistrot bien trop tard pour une jeune fille. Etre dévergondée sans virer dans la vulgarité de mini jupes et de drogues. Se sentir libre et heureuse dans les années dorées. Connaître la réelle valeur des choses après une guerre atroce. Savoir apprécier chaque chose à sa juste valeur. Savoir aimer. J’aimerais savoir aimer, ne pas en avoir peur et cesser un instant de le rêver pour le revivre encore, mais cette fois, le vivre éternellement. Mon tour viendra sans doute, en espérant ne pas être poursuivie par mes erreurs passées. Volage, peu sûre de moi, besoin des hommes pour me donner une valeur. Je ne veux plus de ça. Je veux aimer du fond de mon cœur une seule et unique personne qui me regardera chaque jour jusqu’à notre mort avec des étoiles dans les yeux. Cela peut paraitre romantico’gogole comme je m’amuse à le dire, mais pourtant c’est la simple vérité. Celui que j’avais espéré pour cette place ne me regarde plus de cette manière, il est celui qui m’a fait le plus souffrir bien qu’il soit celui que j’ai le plus aimé ; et que peut être d’ailleurs j’aime toujours. Mais je dois me rendre à l’évidence, malgré l’inexplicable attraction entre nous, l’idée que nous ne fassions qu’un un jour relève du pur délire d’une gamine attardée qui a fait une overdose de Walt Disney. Et pourtant, même à mon âge, je me surprend encore à dire : un jour mon prince viendra. Pas sur un cheval blanc, pas en tenue loufoque. Non. Il viendra tel qu’il est, et m’aimera telle que je suis et l’on sera heureux ainsi. Oui j’en suis sûre, un jour, mon prince viendra.


mardi 23 mars 2010


J'veux pas que l'on me baise. Je veux que l'on m'aime. L'évolution a-t-elle provoquée la migration des sentiments des hommes vers leurs braguettes ?  Dieu seul sait. Sous leurs airs admiratifs et enjôleurs ils sont prêts à tout pour parvenir à leurs fins...et nous pauvres idiotes, on y croit, au début... On y croit même encore après s'être faite avoir, même si dans leurs bras on ne se sent plus femme mais chose, objet de leur propre satisfaction. Ils nous donnent du plaisir oui, parfois, pour les meilleurs d'entre eux mais ils ne nous donnent que très rarement ce que l'on désire et ce pour quoi on se plie aux moindres de leurs désirs : leur coeur. On est un peu perdues alors, voire même complètements déprimées, car souvent, on aime un imbécile. Pourquoi certaines femmes préfèrent-elles un bouquet de rose à une nuit d'ivresse sexuelle ? Tout simplement car ce joli bouquet, tendu comme timidement, représente à leurs yeux ce que celui pour qui elles donnent tout voudrait leur dire mais ne peut pas : qu'il les aiment. Touchante attention dont il n'y a rien à attendre en retour comparée à l'autre option ou au bout d'un certain temps, les femmes ont le sentiment qu'elle devient une contrainte vitale pour leurs homologues masculins. Quand à elles, elles ne sont alors que le cendrier dans lequel ils déposent leurs cendres après avoir jouit d'une clope. Absurde théorie ou inavouable vérité ? Le monde passe son temps à jouer faux semblant et hypocrisie pour parvenir à ses fins. La loi du plus fort ou la loi de la jungle, après tout si les femmes sont si faibles aux yeux des pires machos, c'est bien parce qu'elles sont plus sensibles et émotives que les hommes. Et cela messieurs, elles n'y peuvent rien, c'est l'effet double X.


Pour que faire l'amour reprenne tout son sens.

samedi 13 mars 2010





Il suffit d'attendre notre tour

jeudi 11 mars 2010

"Il ne m'aime pas, il veut me posséder, ce n'est pas la même chose..."

Je déteste l'aimer. Je le déteste. Cela me pourrie la vie, me fait mal, me rend folle, me désespère. Et pourtant je n'arrive pas à m'en séparer. J'ai toutes les raisons du monde de le laisser sur le bord de ma route, continuer sans lui. Intenable folie. J'devrais relever la tête plutôt que de la pencher pour pleurer à cause de lui ou pour autre chose bien moins avouable mais tout aussi douloureux. Je vais mal et je sais qu'il y a une issue. La mienne je l'ia provoquée : partir loin de tout pendant un an. En attendant je me sens seule et abandonnée. C'est sans doute de ma faute, à force de vouloir fuir les fausses illusions, les fausses joies, je finis par fuir 80% de la population...Et comment trouver l'amour alors ? Je rêve d'un amour un vrai, de ceux qu'on voit dans les films, que l'on trouve stupides, incensés, cuculs mais dont on rêve secrètement. Moi je le dis ouvertement : oui, je rêve du prince charmant. Et alors ? Pourquoi je me prends autant dans la gueule à l'assumer ? J'ai envie de pleurer. Pourtant j'ai promis à une amie très chère à mon coeur d'être forte, l'oublier et avancer. Je ne veux pas la décevoir, je l'aime tant...mais c'est si dur tout ça. J'aimerais avoir cette force, celle d'avancer. J'aimerais supprimer ceux que j'aime à sens unique et qui me font du mal aussi facilement que l'on supprime un fichier de son ordinateur. J'ai envie de le voir, de la tapper pour qu'il ressente au moins un millième du mal qu'il a pu me faire, des espoirs qu'il a pu briser, de ma confiance qu'il a piétiner...Je n'y arrive pas. Je m'enferme et me vide. L'enfer n'a pas de fin.

mardi 2 mars 2010

Welcome to the True

Ohlala la vie en rose...
Crise existentielle ou juste passage simultanné de plusieurs questions. Je ne sais pas. Je me cherche autant dans le silence marin glacée des vagues d'hiver que dans la chaleur doucereuse du soleil qui caresse ma peau au travers d'une baie vitrée. Qui je suis, je ne sais pas. Ce que je cherche ? Je l'ignore dans sa netteté mais le visualise dans ses formes : mon bonheur. Par quoi il passe ? Par ce que je passe mon temps à fuir : l'amour. Je le fuis en lui courant après, comme une enfant jouant seule à une ronde persuadée de pourchassé quelque chose qui est en fait imaginaire. Quand je regarde ce que je suis aujourd'hui, je me dis qu'avant j'étais grande, j'étais belle, sure de moi, fière de moi. Je me dis qu'avant, il y avait des raisons de m'aimer, et que c'est pour cela que j'étais tant entourée. Je me dis que j'étais forte, droite, silencieuse, que j'avais des convictions que rien ne pouvaient faire flancher. J'admire le passé de mon être en me demandant pourquoi, au fond, à cette époque là je me sentais si triste et vide. Aujourd'hui, je n'ai pas de réel avenir, je vis au jour le jour sans vraiment savoir où je vais. Ma gueule a appris à se réouvrir et mes pieds ne tolère plus que l'on leur marche dessus. Je ne perds plus mon temps à m'en vouloir de tout et pour rien, je fais les choses comme je les entends en me disant "qui m'aime me suive"...Et ce qui me fait mal aujourd'hui, c'est que peu, très peu, suivent. J'ai merdé quelque part. Mais où ? Partout sans doute. Je n'ai jamais rien fait comme il faut. Je n'ai pas su rendre heureux ni rendre l'amour au même degré de puissance que l'on m'a apporté. Suis moi je te fuis en quelque sorte. Mais pourtant dans le fond, dans les bras des deux seuls qui m'ont aimé du plus profond de leur coeur, je me sentais bien. J'ai besoin que l'on m'aime, mais je ne sais jamais ce que je veux. Enfin si j'ai bien une idée sur le moment...mais pour combien de temps ? Après tout si l'on préfère me laisser sur le bord de la route c'est un peu normal, y'en a assez des emmerdeuses, une en moins c'est déjà ça. Et le pire, ce qui me fait le plus mal, c'est que même le dernier, qui n'était pourtant pas un Amour, ce dernier qui m'avait juré qu'il était différent et que jamais, au grand jamais, ne me ferais de mal, s'y est mis aussi. J'attire la merde ? Ou je fais la merde ? Je voudrais simplement être heureuse, mais je suis bien trop maladroite pour savoir comment m'y prendre. Et comme si cela ne suffisait pas, j'ai la permanence envie de liberté limité par le "non, ça ne se fait pas" au dépend de mon bonheur. Pourtant il me semble que les autres ne se gênent pas, eux. Alors j'ai essayé moi aussi, de ne pas me géner... Mais ce n'est pas moi. Moi j'aime qu'on aime et aimer celui qui me donne tout son coeur, j'aime faire confiance aveuglément et croire en le meilleur de chacun (je ne pourrais jamais être juge j'acquiterais tout le monde et guillontinerais pédophiles et violeurs). J'aime me dire "pourquoi pas", alors que non, ce n'estabsolument pas possible. Je résonne au culot, au "qui ne tente rien n'a rien" et cela suscite autant d'admiration que d'agacement (jalousie ?). Je ne sais pas. Je ne vois pas en quoi on peut me jalouser pour dire vrai. Il a fait une ôde à mon corps que je hais plus que tout, l'autre me prétend parfaite alors que j'en suis l'anti exemple. Et celui que je veux, que j'aime, bien que je passe le temps à le nier pour m'en persuader (je ne veux plus souffrir à cause de lui), je suis incapable de m'en faire aimer. Paradoxe ou fatalité ? Je suis perdue entre cce que je rêve d'être, ce que j'ai été, et ce que je suis... J'ai la sensation larmoyante d'être une simple spectatrice de la vie des autres, mais de jamais réellement en faire partie.

dimanche 28 février 2010

Game Over


Utilisée en cas de nécessitée, rangée et ignorée lorsque tu es face à mieux. Je suis ton jouet. Celui qui tu as fait un caprice pour avoir, que tu as obtenu, avec lequel tu t’es amusé un temps, lassé un autre temps puis de temps en temps, si j’arrive à être sur le dessus de ta malle à jouets, tu me réutilises. Je me demande sans cesse, avec inquiétude et peut-être espérance, quand tu mettras fin à ce supplice soit en me mettant définitevement dans une boîte au grenier, soit en me gardant pour toujours auprès de toi. Je n’ai pas à me plaindre c’est vrai, il semblerait que je sois ton jouet préféré.. Enfin pas à me plaindre, les autres jouets ont le temps de souffler entre deux de tes caprices, eux… Tu te comportes comme un gamin, tu veux tout, tout de suite et seulement pour toi. Tu obtiens pratiquement tout ce que tu veux en usant subtilement de tes charmes. Tu accumules les jouets dans ta malle au degré de tes envies. Fais attention à toi, les jouets se réveillent quand tu dors…et son prêts à se venger de si peu d’altruisme…


dimanche 24 janvier 2010


Tu croyais tout savoir de moi, lire en moi comme dans un livre, voir dans mes yeux le plus profond de mon âme. Tu t'y es mépris. Je ne fuis pas les autres, je ne préfère pas la solitude, j'en souffre au contraire car je me sens incomprise. Cela doit venir de moi, inévitablement. Trop folle, trop subtile, trop franche, trop rêveuse, trop tout ou pas assez rien, mais jamais ce qu'il faut. Enfermés dans leurs principes et leur morale commune, je me détachent d'eux qui avancent vers l'avenir comme un cannibale affamé vers sa proie. Guidés sans réfléchir, ils sont dépourvus d'une seule once d'altruisme. Je ne prétends pas pour autant que tous les autres, tous, chacun d'entre vous, soyez ainsi. Je déplore juste l'expansion terrifiante du nombre de connards. Maladie contagieuse je crois. Heureusement il en reste certains qui se posent, réfléchissent, prennent du recul, s'excusent de leurs erreurs, certains qui sont altruistes et généreux. Certains, mais trop peu. Saches que l'exploit d'un acte noble disparait lorsque l'on s'en vante. Et toi, même toi, tu t'en es vanté dans le simple but de prouver stupidement que tu avais raison. Bien, tu as eu raison. Mais à quel prix ? Je ne clame pas tous les honneurs, je ne veux pas que l'on soit comme moi, mais j'aimerais trouver un jour quelqu'un qui me comprenne et m'aime de tout son coeur pour ce que je suis, pour ne plus jamais entendre de celui qui prétend m'aimer qu'il ne me comprend pas. Quelle idée d'aimer quelqu'un que l'on n'est pas capable de comprendre... Il est vrai que mon caractère ne rend pas la chose facile, aussi suave que brutale, aussi folle que calme, aussi passionnée que réfléchie, aussi aimante que repoussante, aussi voyante que secrète, aussi hardie que craintive que je conjugue tout et son contraire et compose ainsi ce que je suis sans pour autant le faire exprès. Rares sont ceux qui peuvent prétendre tout savoir de moi. Aucun ne le peut d'ailleurs. Un seul pourrait, mais il a tendance à fuir et je le comprends parfaitement car face à moi-même, je fuis aussi. Pourquoi je ne change pas ? Je répondrais que j'ai changé. De bagarreuse je suis devenue calme, d'amoureuse je suis devenue amante, de soucieuse je suis devenue sereine, de triste je suis devenue joyeuse. Mais le passé se marque à jamais en laissant une cicatrice de tout ce que j'ai été, comme la marque de l'apprentissage de mes erreurs, pour en être que plus forte encore. Je rêve d'avouer mes rêves à celui que je pourrais supposer capable de les réaliser, mais je les trouve si absurdes que je sais qu'au fond, je les garderais toujours intimement cachés dans mon coeur. A moins d'y pénétrer avec douceur, patience et amour, ces secrets partiront dans le même silence que celui de mon dernier souffle. Le rêve s'envolera avec mon âme.


B.B style

Tais-toi, jamais plus je ne veux entendre tes absurdes mots

lundi 18 janvier 2010


Imonde garce je mérite les ténèbres les plus sombres. Eprise de ta peau, j'ai volée ton âme et arraché ton coeur pour le garder pour toujours dans une boite sacrée protégée par le plus dangereux des gardiens, mon amour. Il ne te lâchera pas et ne laissera jamais personne s'en approcher. Aucuns défits pour l'attraper, ce n'est pas un trésor, c'est beaucoup mieux. Je ne laisserais aucune carte pour le retrouver, je l'ai cachée dans mon entre et le seul moyen de l'atteindre serait de me tuer. Envoutement céleste de la passion, je me nourris de ton poison fanatique, m'exhale de ta fragance charnelle et tremble sous le zèle de tes mains parcourants ardemment mon corps. J'ai arrêté de cherché à comprendre quel diable me poussait inlassablement dans tes bras dès que je croisais ton regard le jour où j'ai compris l'impétuosité de notre attirance. Les scientifiques perdent leur temps à chercher à expliquer comment peuvent se produire de telles attirances en les confrontant à des statistiques purement ioniques se basant sur le fait que nous ne sommes qu'un assemblement de molécules. Dans ce cas nous somme chacun un atome d'oxygène, lorsque l'on assemble on forme alors l'indispensable à notre vie, le dioxygène. Inséparables sous peine de mort, mort de l'âme. Comme deux aimants, plus fort on se repousse, plus forte en sera notre attirance. Loi physique ou que sais-je, on ne peut pas lutter. Ce n'est pas pour rien qu'il suffit d'enlever le "i" de aimants pour qualifier ce que nous sommes. On ne sait pas où l'on va, combien de temps ça durera, ni même si ça s'arrêtera, et au fond c'est ce qui rend les choses si palpitantes. Moi sans toi, toi sans moi, ce n'est qu'apparences, car l'on sait que où que l'on soit, l'autre est là, engoufré au chaud près de notre muscle de vie. Notre histoire n'a rien d'un conte de fée, mais elle est notre bonheur à nous. Embués par les frissons provoqués par la puissance de notre désir, on devient alors seuls au monde et ne fusion ne fait alors que s'en intensifier de plus en plus. Cachotiers, manipulateurs, on ne s'avouera rien, quitte à en crever, mais à en crever ensemble.




Photos du parc du Loiry - Vertou 44120 - Par moi

vendredi 25 décembre 2009

Il m'a dit, lui, l'Homme si fort qui ne pleure jamais, il m'a dit des larmes pleins les yeux qu'il avait peur. Il m'a raconté sa vie, et malgré les difficultés que bien des gens dans le monde actuel ne pourraient surmontées, lui il s'est battu. Il s'est battu pour avoir une famille...il n'avait que 16ans, un amour en maison de redressement avec une fille qu'il n'avait pas le droit de voir. Il a construit par sa bravoure une famille, une grande famille. Partit de rien, il a tout donné, tout jusqu'à son âme, simplement pour les siens futurs qu'ils ne connaissait même pas mais qu'il aimait déjà. Et il a réussit. Hercule peut se vanter de ce qu'il veut, il n'est rien face à lui. Mais aujourd'hui, cette masse de courage, de bonté et d'amour, cette masse que l'on pensait invincible font en larme devant ces jeunes visages qui gâchent leurs existences au moindre au soucis, comme se foutant de ce que leurs ailleuls ont traversés pour les placer où ils sont. Pourquoi les Hommes constituants le monde actuels semblent ils si insensibles. Peu d'entre eux ont pourtant connu les horreurs que leurs ancêtres ont pu voir. Peu d'entre eux ont vécus la guerre... Pourquoi ce monde actuel semble-t-il plus triste encore qu'un monde en guerre ? Parce qu'ils sont lâches, le savent, et s'en cachent en jouant ce jeu absurde qui consiste à enfoncer l'autre le plus profond possible afin que jamais personne ne puisse être meilleur que soi. Ce n'est même pas une guerre froide, c'est bien pire encore. L'amour même existe à peine. Autrefois enjoué et éternel, il est aujourd'hui trahit et éphémère. On joue, on s'aime, et rapidement on se déchire, se déteste... Et tant qu'à faire on détruit tout : lui, elle, les autres, les espèces animales, la nature..tout. Tout y passe, tout.



Où va le monde ?

lundi 21 décembre 2009

On ne dit pas "je vais l'aimer", ça nous tombe dessus, comme ça. On ne choisit pas qui, ni comment, on ne sait pas l'expliquer. On le ressent simplement. Cette personne, celle ci en particulier, a ce truc qui affole notre coeur. Ce truc qui fait qu'un futur sans elle est inenvisageable, que c'est avec elle que l'on visualise notre avenir, elle avec qui on veut tout faire. Cette personne, quand on pense à elle, ce qui arrive souvent, nous perturbe sans que l'on en comprenne vraiment la cause. Elle est splendide, magnifique, elle nous envoûte. On ferait tout pour elle, on lui pardonnerait tout et même si elle nous plantait un couteau en plein coeur on ne lui en voudrait pas car notre coeur est à elle et si elle n'en veut pas autant le détruire car il ne fonctionne pas sans elle. Son absence est un suplice, la voir mal nous rend encore plus mal qu'elle. Se sentir impuissant pour cette personne est un sentiment que l'on admettra et ne tolérera jamais. Quoiqu'il arrive on sait qu'on sera toujours là pour elle. Elle anime en nous ce mélange de désir, de rêve. Elle est notre passion, ce pour quoi on est pret à tout perdre et pour qui on va donc tout donner. Le bonheur est dans ses bras, la sentir proche. Cette proximité provoque alors en nous un sentiment étrange, inconnu, troublant mais un sentiment de bien être extrême, de joie. Notre coeur bat, il bat fort, on ne contrôle plus rien, c'est elle, cette personne spéciale, cette personne dont on est amoureux qui contrôle tout.
Aimer, c'est l'anarchie.

mercredi 16 décembre 2009

Psychismes incontrôlés, dérapages inévitables
Tout m'échappe, tout. Même lui, même elle. Je ne comprends pas, je ne comprends rien. Pourquoi tout semble me fuir ? Cela doit venir de moi. Je ne dois pas être une de ces personnes "comme il faut", qui elles, ont le droit à l'amour. Moi j'ai besoin de savoir si j'ai de la réelle importance pour quelqu'un, j'ai besoin de savoir si ça vaut le coup que je donne tout à quelqu'un. Je ne sais pas faire les choses à moitié, je ne sais pas aimer à moitié, je ne sais pas donner à moitié. J'ai besoin de savoir. J'ai besoin de savoir des choses qui apparemment dérangent, des choses qui ne se disent pas, je pose des questions que l'on de pose pas, je demande des choses que l'on ne demande pas, et le pire, c'est que je ne comprends absolument pas l'interdit de ces choses. Pourquoi, quand on aime, on ne dit pas ce que l'on ressent, on ne montre rien, on essaie toujours de rester impassible même seul face à celui/celle que l'on aime. Quel but ? Pourquoi ? Et dans le meme sens pourquoi faire semblant d'attacher de l'importance, semblant d'apprécier, alors que dans le fond on n'en a rien a foutre ? C'est faire du mal, autant à soi qu'à la personne concerné. Pourquoi la franchise, est-elle toujours mise de côté bien qu'avec délicatesse elle soit tout à fait possible ? J'ai l'impression que vie sociale s'accordent avec "celui qui prendra le plus l'autre pour un con". J'reste stoïque, seule, les larmes aux yeux, à déplorer cet état. A m'apercevoir que finalement pour les autres on n'est que des outils, qu'on a aucune présence dans leur coeur, que même si l'on venait à s'en aller, finalement pour eux ça ne changerais pas vraiment grand chose. On est seul tout le temps... C'est cette réalité à laquelle je ne me fais pas. C'est pour cela que j'ai la sensation de caricaturer mon attitude à celle d'une folle qui s'accroche désespéremment à la jambe de ceux qu'elle aime pour ne pas qu'ils s'en aillent, pour ne pas qu'ils l'oublient, pour qu'ils l'aiment, qu'ils continuent.. alors que finalement elle n'est qu'une plaie, un fardeau. Et si elle ne l'est pas, pourquoi ces gens là n'hésitent pas à la piétinner ? A lui faire du mal ? A cette folle aimante stupidement.

dimanche 13 décembre 2009

Je suis une absurde romantique.
Engoufrer cette masse qui porte la couleur du désespoir et la saveur du réconfort dans notre bouche devant un film romantique auquel on ne croit pas en y repensant mais devant lequel on rêve en le regardant. Incorrigible romantique, mes sentiments se contredisent entre amour linéaire et amour tumultueux. Paysage alpin, partagé entre vallées, plaines et sommets, c'est de cette façon que j'aime aimer. La douce confusion des vallées me trimballe entre la douceur des plaines et la puissance des sommets. Lassée de rien car tout change, rêveuse d'atteindre le sommet, comme pour survoler ce qui m'entoure et être plus proche du 7e ciel puis délicatement me laisser bercer par la pente et les vallées pour m'apaiser dans la plaine avant de continuer ma route dans ce paysage alpin. Ni doutes ni confusions, mon désir n'est pas changeant, il est juste celui ci. Ce n'est pas moi qui change sans cesse d'avis, mon avis est toujours le même : il doit y avoir des changements mais au fond toujours le même paysage. Se laisser aller à la fougue, à la passion. Comme au creux d'un volcan crever de chaleur, de fanatisme corporel. Ténébreuse passion, diaphane ivresse de désir, se laisser porter, le coeur pret à exploser. Puis quitter voluptueusement ce monde interdit, bercée par la sensualité des monts plus bas qui nous dépose comme amoureusement dans le cocon de la plaine fait de douceurs et d'attentions.


Je ne veux pas d'équilibre entre calme plat et exaltation transcendante. Je veux les deux, au maximum, puissantes. Passant de l'une à l'autre à donner mal au coeur. Manège impétueux de sentiments entre montées exaltantes, sommets aux soufles coupés et descendantes jouissives.

Je veux vivre à fond, aimer à fond. Etre comme il faut m'importe peu, on finit toujours sa vie seul au moment de la fatale condamnation.


samedi 28 novembre 2009

C'était il n'y a pas si longtemps pourtant
Si jeunes et naifs. Ils croient, des étoiles pleins les yeux, aux films romantiques. Ils se croient invicibles et en sécurité par ce qu'ils croient. J'aimerais être comme eux. Croire que rien ne peut changer, car il n'y aurait pas de raison que cela change. Mais le changement ne se justifie pas. J'aurais aimé rester gamine, jouer stupidement aux gars attrapent les filles à la récré, rentrer de l'école en passant au bureau de tabac acheter des bonbons qui rêver de ma vie future à travers mes Barbies. Cela ne dure qu'un temps et l'on n'y peut rien. Tout change, même si on voit pas toujours pourquoi cela devrait changer. La réalité reprend le dessus un jour et le monde, ce monde merveilleux que l'on s'était construit s'écroule. Qui aurait cru, qui aurait pu supposer que ça se passerait comme ça. Qui aurait pu croire que cette gamine avec des couettes, des taches de rousseurs et une Barbie à la main finirait quelques années plus tard les doigts dans le fond de la gorge devant des chiottes ? Qui aurait cru que ce monde parfait, avec Barbie et Ken qui emmenent Shelly en promenade n'était qu'une simple illusion, histoire de ne pas traumatiser les gamins trop vite de la morbidité et l'égoisme ambiant ? Le rose vire au noir, les paillettes disparaissent par magie et la brume se lève laissant à la vue de ces êtres, encore enfants, un monde terne, sale, altruiste, dénué de toute joie. Ce même monde que l'on regardait il y a 10 ans comme un trésor nous dégoûte. On apprend à se battre, sans cesse, à ne pas se plaindre ou se lamenter devant l'injustice, à ne jamais baisser la garde. Comme une proie guettée par un jaguar dans la jungle, le danger est toujours là, permanent, près à nous sauter dessus dès que l'on reprend confiance et que l'on baisse la garde. Brisée pas à pas, la petite fille range sa Barbie et son mond ephémère dans une malle qu'elle n'ouvrira plus et ne trouve rien de mieux qu'écrire sur tout ce qu'elle ressent. Garder cela pour elle finirait par l'étouffer. Plus personne n'est là pour admirer ses premiers pas, applaudir à ses exploits ou la rattraper avant que sa chute ne soit trop grave. Car il y a toujours cette part de naiveté chez l'adulte qui se dit qu'elle peut y arriver. Cette naiveté s'appelle la confiance. Elle voile la face et est trahie doucement en permanence. Ce n'est pas de l'hypocrisie, c'est de la protection. La réalité est parfois trop terrible pour être formulée.




" Un jour mon prince viendra"

dimanche 1 novembre 2009

Ironie du sort
Les voir eux, heureux. Les voir s'amuser, faire la fête, vivre simplement inscouciants. Je les envie...Je les envie tellement. Ils ont encore cette part de ma vie, cette part de mon passé, auquel je pense chaque jour en espérant avoir fait le bon choix. J'ai pourtant cette nouvelle sensation, cette sensation d'ignorance, d'impuissance, de solitude et d'épuisement. J'essaie une trajectoire parfaite sur virage long et serré alors qu'ils titubent sur une route droite. Mon moindre écart me serait fatal, le leur ne changerait rien. J'essaie de maintenir mon cap, restée concentrée pour ne pas finir dans le fossé, mais lorsque d'un coup d'oeil je les aperçoit riant aux éclats, une main dans celle d'une ame soeur du moment, et l'autre tenant une bouteille, je ne me dis pas "tant pis pour eux, je suis la meilleure, je vaux mieux", non... Je me dis "pourquoi pas moi ? Pourquoi est-ce que je prends des risques comme cela alors que si ça se trouve à la fin du virage il y a un cul de sac ou même un précipice?". Et pourtant, virant plus au masochisme qu'à la jalousie, je continue ma route.

dimanche 18 octobre 2009

Il y a vait des péniches, il y a eu des paqubots, il y avait des calèches il y a eu des ferraris, il y avait des rêves, il y a eu la réalité
Ecrire me manquait. Face à ces feuilles médicales je me sens devenir autre. J'ouvre les yeux sur le monde, et une fois de plus l'espèce humaine me déçoit. Profit. Ils n'ont que ce mot là à la bouche. Le profit, il détruit l'homme. Le profit, il le pousse a aller toujours plus loin, toujours plus vite. Pourquoi ? Plus ils accélèrent plus la destruction de ce monde dans lequel on vit s'accélère. Pourquoi sont-ils si pressés ? Comme de la pâte à modeler chacun doit rentrer dans sa boîte sans déborder. "Pas le temps", à quoi nous sert notre temps alors ? On est toujours poussés à être les meilleurs, faire au plus vite et le plus efficacement possible. "Pour un chat quand tu es chez toi, lui pense que tu es chez lui", c'est comme dire "les hommes sont les maîtres du monde", c'est de l'altruisme pur. Pourquoi ne serait-ce pas l'homme qui est chez le chat ? Parce que c'est lui qui paye le loyer ? Un être, vivant sans sous est-il un être malheureux ? Chez les hommes oui, chez les animaux absolument pas. Nous sommes pourtant tous issus d'une cellule eucaryote primitive... "Oui mais le développement a placé l'homme au dessus, c'est comme cela". Sous prétexte que l'homme possède en plus du système nerveux végétatif et du système nerveux de vie de relation, le système qui lui permet de penser, de ressentir, il se place au dessus ? L'égocentrisme est poussé tellement loin que les hommes doutent de la présence de sentiments chez les animaux. Alors pourquoi un chien pleure-t-il lorsque son maître meurt ? Pourquoi les femelles s'occupent plus de leurs petits que de ceux des autres ? Ils nous parlerons d'instinct... L'homme a toujours réponse à tout, sait même justifier l'injustifiable, il a toujours une bonne raison : après tout c'est un homme n'est ce pas ? Cela suffit simplement à mépriser les reste des êtres vivants. La banquise fond ? Moins grave que l'augmentation du prix de l'essence. Des gens meurent de faim ? Moins grave que ses petits soucis personnels. L'homme est un être de sentiment, et sentiment est au singulier, car le sentiment, le seul, que le régisse et le distingue réellement des autres espèces, c'est son égoïsme. Quant à toi, tu représentes parfaitement l'espèce humaine. Félicitations, tu es des leur. Mais retourne toi un jour, compte tes vrais amis, ceux qui feront n'importe quoi pour toi dans l'instant. Ceux que tu ne dérangeras jamais. Tu as regardé ? Si tu oses me dire que non, tu ne te sens pas seul du tout, alors je te répondrais : reste autant que tu peux sur ton nuage et n'en tombe jamais : tu te ferais bien trop mal. Et moi ? Je serais déjà loin, auprès d'autres qui eux, en vaudront la peine.

jeudi 17 septembre 2009

Il n'est qu'il et pourtant

Besoin d’écrire, des lignes et des lignes. De faire couler l’encre au rythme de la pluie qui chante sa douce berceuse sinistre en ricochant sur mon parapluie. Temps de pluie, temps de peine. Ciel humide comme mes yeux lorsque je pense à tout ce que je n’ai pas fait ou que je n’aurais pas du faire. Comme ces gouttes dérivées par les bourrasques soudaines je ne sais plus exactement où je vais et je dois suivre cette route où le vent me mène. J’ai des rêves bien sûr, des tas même, mais les rêves c’est dans la tête, leurs accomplissements comprennent beaucoup trop de « mais ». La réalité, comme toujours égale à sa dureté, est parfois belle aussi lorsque je relève les yeux et que je vois, me tendant la main, ceux qui m’attendent et sur qui je peux compter. Ceux qui, semblant de rien, m’observe et surgissent dès que ça ne va plus, pour m’empêcher de tomber, une fois de plus. Ils sont là, ils sont comme moi, comme s’accrochant au rêve de me rendre heureuse. Ils sont ma force, la raison pour laquelle je me bat. J’avance, j’ai froid, mes chaussures sont pleines d’eau et mon cœur plein d’espoir, grâce à eux je me vois comme dans un nouveau miroir. Grâce à lui surtout, cet incroyable entêté à la fois merveilleux dans ces gestes et exécrable dans sa façon de si bien me connaître. Exécrable ? Que dis-je ? J’ai auprès de moi chaque jour un ami fantastique, un de ceux qui font peur quand ils commencent à être chers à notre cœur car on craint, oui on craint plus que tout, de le perdre un jour, ou simplement qu’il finisse par nous abandonner, comme tant d’autres avant qui nous avaient promis les mêmes choses. Je m’étais barricadée pourtant, j’avais ouvert mon cœur à tant de monde avant, dans une période qui me semble si floue et lointaine maintenant. Mais malheureusement un bon nombre de ces personnes m’ont fermé la porte au nez lorsque je suis allée frapper à leur cœur. Alors oui je m’étais barricadée. Je ne sais pas comment il a pu faire pour ouvrir ma porte blindée, cet incroyable cambrioleur, mais il a réussit et il me supporte dans toutes mes humeurs en ne doutant jamais de l’amour qu’il a pour moi. Un amant ? Pensez vous ! Les amants sont éphémères, font mal, nous mettent dans le doute, dans la tristesse. Le joie orgasmique que peuvent procurer les amants n’est jamais suffisante à réparer le mal qu’ils se croient en droit de faire ensuite. Conscient ou pas, qu’importe ? Cette personne là est beaucoup mieux qu’un amant, beaucoup mieux. C’est un ami. C’est même l’Ami. Le pilier sur qui on peut se poser, l’épaule sur laquelle on peut pleurer, l’oreille qui est toujours là pour nous écouter, et surtout ses mots qui sont si bien dit pour nous réparer. Je vois en lui mon support, mon indispensable, mon conseiller, mais mon sourire aussi, celui qu’il aime tant voir. Je t’aime mon Lobster, beaucoup plus que tu ne peux le croire.